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lundi 30 novembre 2020

RICHARD TOLL AUTORISATION D’IMPORTATION DU SUCRE Les travailleurs de la CSS marchent pour la survie de leur entreprise

 

RICHARD TOLL

 

AUTORISATION D’IMPORTATION DU SUCRE

 

Les travailleurs de la CSS marchent pour la survie de leur entreprise



 

Une semaine après le point de presse organisé pour dénoncer la concurrence deloyale qui plombe les activités de leur entreprise, les employés de la compagnie sucrière sénégalaise de Richard Toll ont battu le macadam, ce samedi matin dans pour manifester leur courroux suite à la délivrance des Déclarations d’Importations des Produits Alimentaires(DIPA) par le Ministre du commerce.  Travailleurs, populations et  partenaires de la Compagnie Sucrière Sénégalaise (CSS) sont descendus dans les rues de la cité industrielle pour dénoncer ce qu’ils appellent une tentative de « sacrifice » de l’entreprise.  Dès les premières  heures de la matinée, des milliers de personnes ont pris d’assaut la route nationale numéro 2. Arborant des brassards rouges et brandissant des pancartes hostiles au ministre du Commerce ou  scandant leur soutien à la société dont  l’existence, disent-ils, est menacé par l’autorisation d’importation de 70.000 tonnes de sucre accordée à des privés par le ministre du Commerce.

 « Que le gouvernement sache que la plus grande catastrophe économique et sociale de l’histoire du Sénégal se passe en ce moment dans le Walo », prévient  Louis Lamotte, Conseiller de la CSS.  « La compagnie risque d’être sacrifiée sous l’autel des appétits en DIPA (Déclaration d'importation de produits alimentaires). Ces mesures d’introduction de 70.000 tonnes de sucre ont été prises au moment où la CSS avait repris sa production avec 11.000 tonnes dans ses stocks », informe-t-il. Revenant sur la mobilisation, il indique que, c’est toutes populations  du  Walo qui sont descendu dans les rues, car leur survie est menacée. « C’est toute la population de Richard Toll qui est dehors. Et quand je parle de population, je parle des personnes qui, directement ou indirectement, tirent leurs revenus de la CSS. Aujourd’hui, la CSS est à l’article de la mort et risque d’être sacrifier à l’autel des appétits en DIPA, une monnaie judiciaire qui peut rendre riche. Et partout où il y a argent, il y a appétit », dénonce Louis Lamotte.

 

 

Secrétaire général de la section CSS de la Confédération nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), Makhary Samb demande lui à l’Etat  de revoir sa décision et de rétablir les conditions qui favorisent un bon fonctionnement de la CSS. « Nous demandons à l’État du Sénégal de rétablir les conditions et l’environnement apte à favoriser le fonctionnement correct de la CSS en vue de l’atteinte de l’autosuffisance en sucre. Si le gouvernement se sert des DIPA contre les populations, nous avons nos cartes d’électeurs et nous nous en servirons », avertit-il.

 


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